Native Image Station
ITW FRENCH COWBOY

13 Avril 2018

Native Image Station
Mia MACFARLANE et Julien CROUIGNEAU aka French Cowboy un couple de photographes talentueux et ingénieux,  également fondateurs du magazine détonnant: IRK. Traduction littérale: agacé / irrité / ennuyé. 
Le moins que l’on puisse dire c’est que vous êtes hors norme | déclassés. Quel a été pour vous le déclic qui vous a donné envie de partir à l’aventure en créant ce magazine?
« énervé, embêté, bousculé » Merci, on prend ça comme un compliment. 
Déjà nous avons tous les deux une expérience dans le magazine. Mia était DA du magazine «Downtown»  (Lifestyle à NYC-mode/mobilier/portraits/shoots) pendant 3ans, et Julien DA de deux magazines, un de désign pendant 10ans, et un autre de Rock pendant 6ans. Nous savions faire des maquettes, mais il fallait apprendre tout le reste. C’était quelque chose que l’on voulait et pouvait accomplir avec d’autres personnes.  

Votre magazine existe maintenant depuis 2015 vous avez déjà sorti 6 numéros. Votre ascension est loin de passer inaperçue. Vous êtes en kiosque dans plusieurs pays vous faites très régulièrement des release parties à l’arc pour la fashion week souvent en partenariat avec on aura tout vu et récemment avec métropolitaine modèle...
Pouvez vous nous donner un ou deux  ingrédients secret de cette réussite? 
LA CHANCE. 
On a été publié au Drugstore à Publicis, et il se trouve que c’est à coté de l’agence qui s’occupe de la communication de l’Arc. Ils devaient faire un évènement pendant la fashion week avec un magazine. Lequel plaisait à tout le monde ?! Coup de bol, c’était le notre. Ils nous ont appelé, on n’y croyait pas au début. « On adore l’univers de votre magazine ! On va vous aider, on communique, on fait des soirées avec du champagne, vous pouvez inviter jusqu’à 200 personnes et vous aurez un mur de 5 mètres pour vos photos du magazine ». Notre premier partenariat était avec On aura tout vu. Puis avec l’agence Métropolitain, avec qui nous avons collaboré depuis. On adore l’équipe de l’Arc ! Nous somme très reconnaissants. Non seulement c’est important de faire la fête, mais c’est aussi des rencontres dans le milieu professionnel. Cela accélère les choses de rencontrer les gens en direct et d’avoir des conseils sur telle maquilleuse / Make up / photographe… Nous avons aussi nos fidèles, heureusement que nous les avons d’ailleurs !! Comme Laetitia ! 



Vous aimez faire la différence. Votre magazine n’est pas seulement un magazine de mode c’est aussi un moyen pour les artistes d’exister aussi bien les photographes que les stylistes / maquilleurs / créateurs. L’art pour l’art ; en image. Nous sommes très fiers d’avoir fait plusieurs apparitions dans vos stories mais aussi une parution dans le numéro 5 FUTURISM en faisant un reportage sur les créateurs «  on aura tout vu » une belle expérience pour NATIVE.
Quels sont, pour vous, les critères essentiels qui vous donnent envie de mettre en avant un artiste? ­
La créativité en Numéro un ! Des gens lancent des idées, quelqu’un qui va adapter son style. Parfois c’est le photographe qui fait la photo, parfois le/la styliste, le/la maquilleur/se. Une photo ce n’est pas le photographe qui fait la photo, mais c’est une équipe.

Vous faites beaucoup d’édito en collaboration avec de belles marques > YVES ST LAURENT, la dernière pour n’en citer qu’une: grands hôtels, show-room, parfois même en extérieur. Je me souviens avoir été présente lors de votre premier shooting studio: une ambiance différente. 
Pouvez-vous nous donner quelques anecdotes sur cette expérience? 
Déjà la façon dont nous travaillons, qui est un peu particulière. Nous avons tous les deux le même appareil (5D MARKIII) avec des objectifs différents. On se passe l’appareil de l’un à l’autre, si bien qu’à la fin nous ne savons plus qui a fait la photo et c’est ce que nous voulons. Nous avons le même oeil. On prépare le concept tellement en avance que nous sommes très clairs sur ce que nous voulons. 



Julien je sais qu’au début tu étais attaché à la lumière naturelle pour tes shootings tu ne voulais pas entendre parler des lumières artificielles. 
Peux-tu nous dire d’ou vient ce revirement de situation, comment as-tu vécu tes débuts de photographe avec générateur et flash?
Et bien finalement nous n’aimons toujours pas les flashs. Nous avons trouvé un système, une lumière continue, artificielle mais continue. Ce système nous plait à tous les deux. Nous utilisons les flashs pour la beauté seulement. 

Mia, tu as toujours été aux côtés de Julien en direction artistique puis à la post prod. Sans compter l’événementiel le marketing et RP... Mais aujourd’hui je vois que tu as pris toi aussi le boîtier réflexe entre les mains, vous faites les photos à deux.
Pouvez-vous nous expliquer comment vous gérez cela?
Comment le model doit il vous suivre et surtout comment l’idée vous êtes venue?
On s’est dit que personne ne devait connaître nos problèmes, nos frustrations, ce qui va ou non, etc. Donc nous nous parlons à voix basse (c’était une règle !) et ensuite nous donnons une direction claire et précise. On veut faire les chose en symbiose, avec une envie et une direction commune. Car nous sommes deux, deux chefs ! « Deux fortes personnalités » (rires). Cela conserve une ambiance de création / énergique sans inquiéter l’équipe. Pour le modèle : il est perdu. Il fini par regarder celui qui parle, et l’autre photographe peut tourner autour, changer ses angles de vues. Cela permet de raconter une histoire, comme être témoin d’une scène de vie qui pourrait exister sans que tu sois là. 



C’est un plaisir pour nous de vous connaître, l’amour et l’admiration que vous vous portez vous a donné des ailes! Nous vous souhaitons bcp de bonheur et une longue vie à votre super baby IRK MAGAZINE. 
Pourriez vous conclure en nous révélant l’un de vos futurs projets pour IRK ou autre? 
Concernant IRK, nous travaillons déjà sur le prochain « MASTERS ». L’idée est de s’inspirer de peintres ou de sculpteurs. Cela peut être très contemporain, sur la décomposition, ou plus ancien… Nous adorons la mode, pour nous, c'est une palette d’artiste qui donne la possibilité de créer des idées. Nous voulions lancer ce numéro Art depuis un moment. Mais c’est difficile car il y a différents mouvements, différents artistes qui nous inspirent. Alors vers quelle direction French Cowboy va aller (?!) nous ne savons pas encore. Le plus dur est de choisir, nous ne pouvons pas tout faire. Nous allons également créer une beauty editor. 

ETRE DEUX c’est se motiver l’un l’autre et se surpasser. (Julien) Moi qui suis timide, je me dis que je le fais pour nous, je ne suis pas seul, donc j’y vais. (Mia) quand il y a un coup de mou, l'un est là pour relever et motiver l’autre. Nous pensons à "Nous".


 

.Merci de nous avoir reçu chez vous pour cette interview

Vous pouvez retrouver les aventures de IRK sur leur 
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